15
octobre
2016
Astuces de parents

Comment décrypter les pleurs de bébé ?

Les sanglots du nourrisson sont une source d’inquiétude récurrente chez les parents. Explications.

 

Les pleurs des bébés, un moyen de communiquer

Selon une enquête d’Enfance et Partage, une maman sur deux est soucieuse à l’idée de ne pas savoir pourquoi son nourrisson pleure. Et 20 % des appels chez Allô Parents Bébé, le numéro vert de soutien à la parentalité, concernent le sujet. Pourtant, il n’y a souvent pas de quoi s’alarmer ! Moins de 5 % de ces sanglots ont une origine médicale. En fait, ceux-ci sont le seul moyen de communication dont dispose le bébé pour signifier qu’il a besoin de boire, s’alimenter, être changé… « Personne n’est vraiment capable de dire pourquoi bébé pleure », assure le Dr Georges Picherot, chef du service pédiatrie du CHU de Nantes. Mais avec l’expérience, les mères peuvent détecter des pleurs fonctionnels et ponctuels, comme un besoin de nourriture par exemple. Sachez-le, les sanglots font partie du développement du tout-petit. C’est même le signe de sa bonne santé. Selon le pédiatre Gisèle Gremmo-Feger*, la fréquence des pleurs augmente lors de la deuxième semaine de vie, culmine lors du deuxième mois (entre 6 et 8 semaines), puis diminue et se stabilise vers 5 mois. Patience donc !

 

Qu’est-ce que “les coliques du nourrisson” ?

« Il s’agit d’une expression très française pour désigner des pleurs excessifs, précise le Dr Picherot. Une expression qui prête à confusion. On assimile encore trop le bébé à un tube digestif, et les médecins sont encore trop prompts à prescrire des médicaments ou à préconiser un changement de lait sans raison ». Et Gisèle Gremmo-Feger d’affirmer : « La différence la plus significative entre les bébés qui ont des coliques et les autres réside probablement dans la manière dont les personnes qui s’occupent d’eux interprètent les pleurs et y réagissent ».

 

La perception des parents a son importance

Même si les sanglots des nourrissons sont normaux sur le plan médical, ils affectent parfois les parents qui peuvent s’inquiéter, être énervés, voire épuisés. Dans nos sociétés occidentales, les pleurs sont mal considérés : ils peuvent être perçus comme alarmants, et les bébés pleureurs jugés à tort comme “difficiles”.

“Un autre regard sur les pleurs du nourrisson”, publié lors du 15e Congrès national de Pédiatrie ambulatoire (2008).

 

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